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Données personnelles : la fragile garantie de la « vie privée »

par

Esprit

août/sept. 2013

#Divers

Écoutes téléphoniques, murs truffés de micros, espionnage d’État : il ne faut pas se laisser tromper par le faux air de guerre froide de l’affaire qui a tendu les relations entre l’Europe et les États-Unis avec les révélations d’Edward Snowden sur le programme de surveillance Prism, mis en œuvre par l’agence nationale de sécurité (Nsa), les renseignements pilotés par le ministère de la Défense américain. Rien d’inquiétant, nous disent les experts : ce sont de petites agaceries qu’on se permet, même entre alliés, même en temps de paix. Et la France, pas si naïve, n’est pas en reste, notamment en matière d’espionnage industriel. Par-delà les mécontentements diplomatiques de façade, il n’y a donc en réalité ni surprise ni brouille, comme en atteste l’ouverture des négociations d’un nouveau traité de libre-échange transatlantique.

Pourtant, il ne faut pas se rassurer trop vite et se croire dans un drôle de remake de John Le Carré, car la surveillance change de volume et de nature à l’heure des données numériques. Mais pourquoi le moissonnage à grande échelle des métadonnées qui livrent à notre insu les informations utiles sur tous nos usages des moyens de communication (téléphones fixes et mobiles, messageries

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