Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Faut-il valoriser la solidarité locale ?

par

Esprit

janvier 2014

#Divers

Les élections locales rassemblent habituellement une participation plus forte que les autres scrutins parce que les électeurs sont réputés avoir davantage confiance dans les maires que dans les autres élus. Question de « proximité », dit-on souvent, comme si la commune avait le monopole du « terrain » et des « vrais gens ». Dans une France en manque de confiance, le local est censé représenter le dernier gisement de crédibilité politique. Pessimisme hexagonal, inquiétude de l’avenir, montée du discours antisystème : le déficit de confiance atteint des sommets. Et l’État semble mal équipé pour y répondre.

Comment en effet produire un sentiment collectif qui est justement la précondition d’un projet commun ? Les institutions de la protection sociale garantissent une solidarité concrète, qui est la forme organisée la plus proche de notre idéal de fraternité. Mais pourquoi parle-t-on désormais plus volontiers de confiance que de solidarité ? Avec la crise du travail et de l’État-providence, le lien social n’apparaît plus soutenu et renforcé par la solidarité mécanique du monde salarial ou par le traitement homogène et égalitaire du service public. On invoque donc, en amont des effets anti-inégalitaires de la redistribution, un lien prépolitique qui fortifie l’adhésion au principe même de la vi

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !