Dans le même numéro

Impossible réforme ?

par

Esprit

Le président Sarkozy a oublié à ses dépens qu’investir le rôle présidentiel, c’est être chargé d’une fonction de représentation qui dépasse sa personne. Sa surexposition médiatique est apparue comme incompatible avec sa charge et s’est retournée contre lui. Mais faut-il conclure de ce retournement de l’opinion que le président n’est qu’un simulacre, une erreur de parcours, comme le laissent entendre les chroniqueurs qui prédisent un peu vite son explosion en vol ?

Ce serait oublier d’abord que le président Sarkozy, qu’on le veuille ou non, accompagne un certain nombre d’évolutions propres à l’Hexagone aussi bien qu’à l’Europe. Comment croire que le retour à gauche se fera par le seul jeu mécanique de l’alternance alors que les pays européens, exception faite de l’Espagne, optent pour une droitisation de la vie politique qui accompagne la volonté de repli de sociétés inquiètes ? De façon plus large, comment ne pas voir que la France, dont les changements sociologiques sont patents, a tellement attendu les réformes et entendu de promesses en tous genres qu’elle se fâche en retour contre un président brouillon et hâbleur ? Bref, la fin de la première séquence Sarkozy rappelle que la crise de confiance vis-à-vis de

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !