Dans le même numéro

Introduction

par

Esprit

mars/avril 2011

#Divers

À l’origine, ce numéro d’Esprit devait marquer une étape avant les présidentielles françaises de 2012 en se penchant sur le sort de la démocratie hexagonale dans un contexte national et européen quelque peu désenchanté. Il est courant de lire que la démocratie recule, comme si la décennie des années 1990 (post-mur de Berlin) avait été une parenthèse refermée du fait des événements de 2001 (les années antiterroristes) et de la montée en puissance de la mondialisation qui, loin d’être un phénomène strictement économique, se traduit chaque jour un peu plus par un décentrement de l’Europe et de l’Occident et donc des valeurs démocratiques qui leur seraient propres. Mais la montée des populismes en Europe, la fragilité de la représentation politique, la méfiance envers les élites, la situation en Belgique et en Italie, l’absence d’une politique européenne effective créent un climat de méfiance et de repli dans les démocraties historiques qui contrastent avec les ondes de choc démocratiques dans le monde arabe depuis les événements tunisiens. La guerre des cultures est un slogan qui a vécu et le culturalisme un mot qui se heurte à l’universalisme de la revendication démocratique. Dans le cas de l’Égypte, que les États-Unis aident à haute dose, la faible capacité de Barack Obama, l’homme du discours historique du Cair

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