Dans le même numéro

Introduction. Perte de la représentation du futur et sentiment d’accélération de l’histoire

par

Esprit

Assiste-t-on à un emballement des évolutions techniques, sociales et culturelles propre à nous rendre jouets d’une histoire lancée en roue libre vers une destination incertaine ? Notre époque semble prise de vitesse, comme dépassée par sa propre rapidité, incapable d’en maîtriser les effets, mais aussi éprise de vitesse, charmée par l’accélération des échanges, grisée par le mouvement rapide qui l’emporte. Pourquoi nous donne-t-elle le sentiment que nous sommes ainsi entrés dans une course sans fin, une fuite en avant dont nous ne maîtrisons pas la trajectoire ni, surtout, les rythmes ?

Ces questions s’inscrivent de plusieurs manières dans la suite de textes ou de dossiers publiés ces dernières années dans la revue. Elles se situent plus précisément au croisement de trois grands sujets que nous suivons de différentes manières : la mondialisation, le développement des mondes non occidentaux et la crise de la représentation du futur dans nos sociétés.

Ces trois sujets sont d’ailleurs liés puisque la mondialisation contemporaine présente cette particularité qu’elle est aussi un mouvement de désoccidentalis

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