Dans le même numéro

L'exigence de responsabilité

par

Esprit

juin 2017

#Divers

L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République le 7 mai dernier constitue, à n’en pas douter, un événement. Le succès inespéré de la démarche de consultation et de mobilisation populaire du mouvement En marche !, l’originalité du positionnement ni de droite ni de gauche, ou plutôt et de droite et de gauche, la jeunesse et la détermination du candidat, sa capacité à prendre de court le fonctionnement des partis et à se soustraire à la procédure des primaires, la stupéfaction de ceux qui ont eu moins de chance ou d’habileté, une fois qu’ils ont compris qu’il avait vraiment réussi, tout cela concourt à nourrir notre sentiment d’étonnement, d’incrédulité presque.

En France d’abord, où l’on s’enfermait volontiers dans une forme de fatalisme, triste et résigné pour les uns, contestataire et révolté pour les autres, violent et destructeur pour d’autres encore. En Europe et dans le monde aussi, où cette élection arrive à point nommé pour mettre fin, au moins un temps, à une inquiétante série de mauvaises surprises : l’élection d’Emmanuel Macron, largement interprétée comme un coup d’arrêt donné à la progression des réactions populistes, donne le sentiment que nous ne sommes pas condamnés à

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !