Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Nervosités présidentielles

par

Esprit

octobre 2010

#Divers

En des temps fort lointains, le candidat Sarkozy se félicitait de ses origines étrangères pour mieux valoriser la capacité d’intégration de la France, et la possibilité d’y réussir sa vie. Il se disait blessé de l’attaque d’Éric Besson, alors socialiste, portant précisément sur cette vision du monde « à l’américaine », comme s’il avait été malhonnêtement renvoyé à son histoire migratoire familiale. Il revendiquait la limitation de la « double peine » par laquelle un étranger était expulsé vers son pays d’origine après l’exécution de sa peine. Telle était sa manière de faire la « rupture » vis-à-vis de Jacques Chirac : non pas isoler l’extrême droite en l’ignorant mais la contester frontalement pour montrer aux Français qu’on ne gardait pas sous le tapis des sujets gênants mais, au contraire, qu’on pouvait s’approprier le discours sur la nation pour répondre à l’intolérance.

On mesure le chemin parcouru, en ce début de deuxième phase de son mandat… Et il ne faut pas sous-estimer ce changement : ce n’est pas un « retour » au thème porteur de la sécurité mais un durcissement sans précédent. Curieusement, le candidat Sarkozy, qui pouvait jouer la confrontation politique dans le cadre d’une campagne électorale, avait à l’époque une capacité de rassemblement plus forte qu’il n’en fait preuve auj

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !