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Place Tahrir, le lieu vide du pouvoir

par

Esprit

mars/avril 2011

#Divers

Comme en Tunisie, la révolte cairote et égyptienne a été double : elle a puisé d’une part dans la dignité la plus humaine et universelle, dans la volonté de mettre un terme à l’insupportable (la corruption du pouvoir mais aussi la pauvreté, la faim, l’absence d’emploi), et d’autre part elle a été dynamisée par les « facebookiens », ces jeunes qui – issus pour une part d’un quartier chic comme Zamalek où se trouvent les écoles d’art ou de commerce – connaissent tous les secrets du virtuel et ont activé les réseaux sociaux (twitter, facebook...).

Puis il y a eu le long épisode de la place Tahrir (« libération » en arabe) : tout le monde, internautes ou jeunes démunis, chômeurs et universitaires, s’est retrouvé place Tahrir devenue l’« espace public » de rassemblement, l’agora concrète et visible, une réponse politique « provisoire » et « incertaine ».

Telle est la leçon paradoxale de l’Égypte comme de la Tunisie : qu’on le veuille ou non, le monde est globalisé sur le double plan économique et technologique. Une leçon paradoxale car « le droit à la connectivit�

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