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Retour à la nation. Et après…

par

Esprit

Si l’on ne connaît pas à ce jour le nom de notre nouveau président, on a eu le temps de comprendre qu’un consensus existe entre la droite et la gauche, celui qui porte sur la nation. Qu’il s’agisse des trois principaux candidats en lice représentant la droite, la gauche et le centre, la campagne a exacerbé la dynamique enclenchée en mai 2005 au moment du référendum sur le projet de traité européen. Dans la bouche de ces trois Européens, hier partisans du oui, la plus grande discrétion prévaut sur l’Europe, le discours sur l’identité nationale a remisé dans les placards les débats de 2005 sur la pluralité des modèles sociaux européens. Pour un peu, nous serions même rassurés sur le fameux « modèle français ». Peut-être y a-t-il confusion entre l’intérêt manifeste pour la campagne et une énergie politique retrouvée ? Reste que les propos sur l’identité nationale divergent à droite et à gauche. À droite, après avoir souligné l’importance de l’intégration puis de la discrimination, voici que l’on en revient à des perspectives de type assimilationniste : le danger vient d’ailleurs, non plus de l’Europe mais des immigrés (subis et non pas choisis). À gauche, on avalise au nom de la solidarité des mesures destinées à relancer l’entrée dans l’emploi et la protection du travail.

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