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Un été meurtrier

septembre 2016

#Divers

L’été 2016 a été tristement marqué par une succession d’attentats aussi bien en France qu’en Allemagne, en Turquie, en Irak et ailleurs dans le monde. Ils ont montré chez nous une évolution inquiétante : l’attentat de Nice a en effet révélé une certaine déprofessionnalisation du terrorisme – plus besoin d’armes, ni de financements importants, ni d’un mandat précis d’une organisation terroriste pour commettre un attentat particulièrement horrible et dévastateur. Ces épisodes ont également confirmé la proximité, voire, dans de nombreux cas, la confusion entre la figure du terroriste et celle du tueur de masse1. Tombent ainsi les unes après les autres les maigres certitudes que nous avions sur le terrorisme djihadiste, auxquelles nous nous accrochions pour mettre en place des dispositifs de sécurisation et surtout de prévention. Des dispositifs très lourds que l’on a mis des années à rendre opérationnels – songeons au Gafi pour tracer le financement du terrorisme ou aux programmes de contrôle des armes, qui paraissent dépassés car n’importe quel objet peut devenir une arme : un camion, une cocotte-minute, un avion. Le gouvernement a intensifié les frappes contre Daech mais l’organisation elle-même semble parfois emboîter le pas à des actes de folie plus qu’elle ne commandite

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