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Gouverner les territoires à l'ère métropolitaine (entretien)

L’organisation territoriale française, souvent moquée pour sa complexité, permet néanmoins d’articuler différents échelons du territoire. Le nouvel acte de la décentralisation, nécessaire, doit modifier la répartition des compétences, introduire plus de démocratie dans le gouvernement des métropoles, mais aussi laisser une marge d’expérimentation locale aux différents territoires.

Esprit – L’organisation des territoires est un chantier depuis longtemps en souffrance. Il y a tout d’abord le problème de l’expression démocratique, avec un décalage entre pouvoir et représentation au niveau local : les regroupements sous forme d’intercommunalités prennent toujours plus d’importance, sans que les élus intercommunaux ne soient choisis par le suffrage universel direct. Pourquoi cette nouvelle disposition des pouvoirs est-elle si difficile à prendre en compte ?

Vincent Feltesse – Les intercommunalités sont des constructions relativement récentes comparées aux échelons territoriaux multiséculaires que sont les communes et les départements. Or la sédimentation prend du temps. On le voit aussi avec les régions : quoique reconnues com

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