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L'an I de François Hollande : I. Contrainte et orthodoxie économiques

I.

Contrainte et orthodoxie économiques

Reconnaissons-le : sur le plan économique, le bilan de la première année de la présidence Hollande n’est pas bon. L’économie française était en situation de croissance zéro en 2012, elle est aujourd’hui en récession. Le chômage était déjà au plus haut, il n’a cessé d’augmenter. Le niveau des déficits publics et celui de la dette publique étaient préoccupants : les premiers ont moins baissé qu’annoncé et la seconde continue par voie de conséquence de progresser rapidement. Quant au commerce extérieur, il demeure dans le rouge, en dépit du ralentissement de l’activité.

Commençons par donner à notre nouveau président crédit d’une chose : ceux qui le critiquent aujourd’hui n’auraient pas fait mieux s’ils avaient été en responsabilité. Un des mérites de François Hollande est de ne pas avoir suivi les conseils dispensés par les économistes libéraux – et repris par les leaders de la droite – qui plaidaient, et plaident plus que jamais, en faveur de coupes claires dans les dépenses publiques. Il en aurait résulté non seulement encore moins de cr

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