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Retour au désert. À propos de Jarhead, Into the wild, No country for old men et There will be blood

À propos de Jarhead, Into the wild, No country for old men, There will be blood

Plusieurs films américains récents témoignent d’une singulière forme de « retour au désert » qui rappelle, si besoin était, que l’art naît de luttes et vit de contraintes. Il n’est sans doute pas anodin que ce phénomène se produise à une période où l’Amérique connaît, en miroir de son engagement militaire en Afghanistan et en Irak, l’un de ces temps de repli sur elle-même dont elle est coutumière. Les événements du 11 septembre, un ordre mondial chaotique, tout cela traverse sa vie politique et imprègne les créations de cette nation paradoxale. À l’heure du « complot contre l’Amérique » et des angoisses, le désert s’impose comme un lieu d’engagement, de libération et de questionnement.

Jarhead, réalisé en 2006 par Sam Mendes, revient sur la première guerre du Golfe, en 1990. Anthony Swofford, héritier d’une lignée militaire, attend, Zangra des sables, un ennemi qui ne vient pas, au sein des amitiés viriles et tragiques, culminant en un bain de pétrole et de sang. Into the wild (2008) s’attache aux déserts américains. Sean Penn fait des mont

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