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Changer les cœurs, gagner les nations : la conversion dans l’'évangélisme

mai 2014

#Divers

Les évangéliques insistent sur la relation personnelle que le converti doit entretenir avec Dieu, et contrairement aux Églises « traditionnelles », ne se reconnaissent pas dans une appartenance ecclésiale stricte. L’un des lieux du prosélytisme évangélique est d’ailleurs l’internet, où l’on peut pratiquement se convertir en quelques clics.

Si Dieu parle vraiment par la bouche [de Billy] Graham, il faut convenir que Dieu est bien sot : le Message étonne par sa platitude, son infantilisme1.

Avec une férocité particulière, Roland Barthes démonte les rouages de « la cérémonie présidée par le Dr Graham sous le nom de campagne d’évangélisation » qui se tient au Vél’ d’Hiv en juin 1955. Pour procéder à cette déconstruction, le sémiologue sollicite le vocabulaire de l’anthropologie (se demandant ce qu’un prétendu « Primitif », un sorcier papou, aurait dit d’une telle cérémonie), du marketing et de la prestidigitation, comparant l’évangéliste à un illustre hypnotiseur, le Grand Robert. Car cette religion de masse relèverait de la psychologie des foules ; elle témoig

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