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L’idée de nation d’un point de vue cosmopolitique

Pour sortir de l’opposition entre cosmopolitisme et nationalisme, il faut envisager l’appartenance au monde comme une modification du regard. De Montaigne à Kant, le cosmopolitisme désigne un « point de vue » que nous prenons sur nous-mêmes et qui relativise nos allégeances nationales. Le passage du « je » au « nous » est donc d’abord une expérience de pensée où la conscience de soi devient reconnaissance d’appartenir à quelque chose de plus grand que soi.

La Nature ne crée pas des nations mais des individus, lesquels ne se distinguent en nations que par la diversité de la langue, des lois et des mœurs reçues1.

Cette phrase de Spinoza a-t-elle à nos yeux d’hommes du xxie siècle l’évidence, voire la banalité, qu’elle paraît avoir dans l’esprit de ce philosophe, et de tous ceux qui furent ses contemporains ?

On peut distinguer trois façons de mettre en relation le concept de nation avec l’idée de monde, ou l’idée d’universalité.

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