Photo : Alexandre Godreau
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Habiter la nuit urbaine

décembre 2014

Nocturnes dans les magasins et les musées, travail de nuit, amplitude horaire des transports : la nuit serait-elle en train de devenir un simple prolongement du jour ? Le fantasme de la « ville 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 » risque de détruire la fragilité et l’originalité de la nuit. Comment contrôler ces évolutions, en voyant aussi ce que la nuit peut apporter au jour ?

Dans la nuit se tiennent nos apprentissages en état de servir à d’autres, après nous.

René Char

En ce début de xxie siècle, la nuit urbaine n’est plus la période d’obscurité complète symbolisée par le couvre-feu, la fermeture des portes de la cité et le repos social qui inspirait les artistes en quête de liberté, servait de refuge aux malfaiteurs et inquiétait les « braves gens ». La société redéfinit ses nuits en profondeur, et la ville s’en ressent. Dans les métropoles soumises au temps continu de l’économie et des réseaux, une partie de la vie sociale et économique reste désormais en éveil. Aussi la nuit a-t-elle beaucoup de choses à dire au jour.

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