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La communauté des coupables. Entretien

novembre 2016

#Divers

Les cinéastes, plusieurs fois récompensés, évoquent leur dernier film, la Fille inconnue, leurs méthodes de travail et l’inspiration philosophique de leur cinéma. Les personnages du film cherchent à avouer leurs fautes, en quête d’une reconnaissance de l’autre.

Élise Domenach – Vous dites qu’à l’origine de votre dernier film, la Fille inconnue1, il y avait pour vous l’idée d’un personnage de femme médecin2. Le film débute par une scène très concrète d’auscultation, qui nous plonge dans le travail d’un médecin. Avez-vous songé à d’autres ouvertures possibles ? Pourquoi celle-ci ?

Luc Dardenne – Nous avons toujours songé à commencer le film avec cette femme médecin qui écoute un patient. Nous avons choisi un garagiste. Et cet homme qui n’avait jamais joué a été formidable. Son corps nous intéressait : il était massif. Nous avions trouvé à l’arrière de son garage le mobile home d’Olivier Gourmet. Cela a toujours été pour nous le premier plan du film ; je ne crois pas que nous ayons songé à auc

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Jean-Pierre et Luc Dardenne

Réalisateurs, scénaristes et producteurs, leur dernier film, Le Jeune Ahmed, a reçu le prix de la mise en scène au festival de Cannes.

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« Nos prisons » sont celles dont nous portons collectivement la responsabilité : contre l’indignité des conditions de détention, en dépit de maigres ressources et face au défi du terrorisme. A l’encontre des perspectives sécuritaires, il importe aujourd’hui de promouvoir la réinsertion sociale des détenus et de renouveler le sens de la peine.