Lydia Tchoukovskaïa | DR

Protestations d'écrivains russes

De nombreux intellectuels soviétiques ont réagi au procès d’André Siniavski et de Youli Daniel, et à son verdict. Parmi eux, la femme de lettres Lidia Tchoukovskaïa. Dans un texte adressé à Mikhail Cholokhov, alors Vice-président de l’Union des écrivains soviétiques, qui avait regretté publiquement que le verdict n’ait pas été plus dur, elle exprime ce que devrait être le rôle de l’écrivain, et le sens de la littérature russe.

 

A la direction de la Section de Rostov de l’Union des écrivains,

A la direction de l’Union des écrivains de R.S.F.S.R.,

A la direction de l’Union des écrivains d’U.R.S.S.,

A la rédaction de la Pravda,

A la rédaction des Izvestia,

A la rédaction du Journal littéraire,

A la rédaction du journal Russie littéraire,

A la rédaction du journal Le Marteau,

A Mikhail Cholokhov, auteur du Don paisible.

 

En montant à la tribune du XXIIIe Congrès du Parti, Mikhail Alexandrovitch, vous n’avez pas pris la parole en votre nom personnel, mais en tant que « représentant de la littérature soviétique ».

Ainsi vous avez donné à tout écrivain, y compris à moi-même, le droit de dire ce qu’il pense des réflexions que vous avez exprimées soi-disant en notre nom

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