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Dans le même numéro

Les dispositifs du cinéma contemporain

août/sept. 2007

Les innovations formelles du cinéma prennent aujourd’hui souvent la forme de choix contraignants de mise en scène : plan-séquence unique, croisement de destins personnels dans le film-choral, petites caméras chez Kiarostami ou Lars von Trier. En répertoriant les diverses figures de ce recours au dispositif, le critique et cinéaste s’interroge ici sur ce qu’il exprime de la situation du cinéma contemporain.

Aux heures glorieuses des Cahiers du cinéma, dans la seconde moitié des années 1950, Luc Moullet écrivait des critiques pertinentes aux côtés de ses camarades de la Nouvelle Vague, Rohmer, Truffaut, Chabrol, Godard et Rivette. Comme eux – mais quelques années plus tard, car il était le benjamin de la bande – il a tourné des films1. Et ce critique pertinent est devenu un cinéaste impertinent, dont les films inclassables racontent l’absurdité de notre société. Citons Brigitte et Brigitte (1966), Les contrebandières (1967), Une aventure de Billy le Kid (avec un Jean-Pierre Léaud inénarrable, 1971), Anatomie d’un rapport (1975), Génèse d’un repas (1978), La comédie du travail2 (1987) et, en 2002, Les naufragés de la D17

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