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novembre 2009

#Divers

Alors que la recherche se développe essentiellement sur le plan microéconomique, Michel Aglietta, l’un des rares chercheurs familiers de la macroéconomie, souligne qu’en dépit d’avancées ? celles qui sont permises par la théorie de l’information par exemple ? les modèles macroéconomiques restent sous l’hypothèse de l’efficience des marchés. Mais il en appelle également à la nécessité de pouvoir accéder à des données (financières ou autres) jusqu’ici non accessibles.

Esprit – Un des effets de la crise est la remise en cause intellectuelle de la thèse de l’efficience des marchés. Joseph Stiglitz a écrit récemment : « Le fondamentalisme libéral est une doctrine au service d’intérêts privés. Il ne repose pas sur une théorie économique, et il est maintenant évident qu’il ne repose pas non plus sur une expérience historique. » Pouvez-vous rappeler comment cette doctrine a pu s’imposer et instaurer un rapport de force en sa faveur ?

Michel Aglietta – Cela ne s’est pas fait d’un coup. C’est une maturation qui vient de la crise inflationniste et des dérèglements des mécanismes keynésiens des années 1970. P

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Michel Aglietta

Professeur émérite à l'université Paris-Ouest et conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie. Il a été membre de l'Institut universitaire de France et membre du Haut Conseil des finances publiques.

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