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L'Occident, chance pour le bouddhisme ? (entretien)

mars/avril 2007

Si l’on a longtemps vu dans le bouddhisme une chance pour retrouver une dimension spirituelle dans nos pays, on peut se demander réciproquement si le bouddhisme ne gagnerait pas à se risquer plus souvent à parler du monde qui l’entoure.

Esprit – L’implantation du bouddhisme en Occident est-elle durable ?

Fabrice Midal – C’est probable. Le bouddhisme s’est implanté en Occident dès les années 1960 avec, tout d’abord, la venue des maîtres japonais de la tradition zen, puis celle de maîtres de la tradition tibétaine qui fuyaient l’invasion chinoise. Il y a donc deux implantations différentes, deux pôles de transmission qui ont chacun leur spécificité. Mais, dans les deux cas, le bouddhisme a d’abord touché une génération révoltée contre un certain nihilisme de l’Occident. Une rencontre historique a ainsi eu lieu entre les maîtres tibétains fuyant leur pays à cause de l’invasion chinoise et les aspirations d’une génération de jeunes Occidentaux à une spiritualité nouvelle. On pense évidemment au premier chef à la Beat Generation américaine, pour laquelle le bouddhisme joue un rôle crucial, renouvelant l’inspiration des pi

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