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Portobello, un quartier londonien à l’heure du virtuel

novembre 2006

#Divers

En se promenant le long de la rue de Portobello, au nord-ouest de Londres, on observe les transformations d’un quartier d’émigrations successives, haut en couleur, en ghetto de la bohème de luxe, enrichie par la nouvelle économie. Celle-ci, même virtuelle, produit des recompositions rapides de l’espace urbain, écrasant les strates culturelles successives, les imaginaires qui ont fait l’esprit du lieu.

Portobello Road ? On ne sait trop à quoi tient l’engouement que semble susciter chez le touriste et l’expatrié cette rue du nord-ouest de Londres. Serait-ce vraiment dû aux contrastes et à l’imprévu qui s’y attachent encore ? Ramassons-les dans deux images, parmi bien d’autres. D’abord une scène surprise tôt le matin : un peloton de cavalerie descend la rue que balayent des Moldaves, avec à droite des Hlm bâties sur les ruines de la guerre, à gauche le marché des antiquités et un bar à la mode qui, un jour, accueillit le précédent président des États-Unis. Puis cette autre : l’immeuble du créateur de mode le plus en vue du pays fait valoir son raffinement bigarré à deux ou trois centaines de mètres d’une autre cité Hlm où fut appréhendé un Rmiste musulman après les attentats de juillet 2005.

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