Signature du pacte de non-agression germano-soviétique le 23 août 1939. De gauche à droite, Friedrich Gauss, chef du département juridique du ministère des Affaires étrangères du Reich, Joachim Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich, Joseph Staline et Viatcheslav Molotov, ministre des Affaires étrangères de l’URSS / Wikimedia
Signature du pacte de non-agression germano-soviétique le 23 août 1939. De gauche à droite, Friedrich Gauss, chef du département juridique du ministère des Affaires étrangères du Reich, Joachim Von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères du Reich, Joseph Staline et Viatcheslav Molotov, ministre des Affaires étrangères de l’URSS / Wikimedia

La Russie soviétique et la guerre mondiale

Le scandale qu’a déclenché dans l’opinion publique occidentale, l’annonce du Pacte Molotov-Ribbentrop le 23 août 1939, résulte, selon Berdiaeff, d’une incompréhension fondamentale dans ces pays de la mentalité des dirigeants communistes. Cette indignation vient de l’opposition entre la morale universelle et humaniste dont les démocraties libérales sont imprégnées, et l’immoralisme d’un régime qui partage avec l’Allemagne Nazie le fait de réfuter la validité des concepts de bien et de mal. Toute considération éthique y est soumise à l’efficacité politique, ce qui implique que la cruauté, la traîtrise, le mensonge, la manipulation sont pour le pouvoir soviétique des instruments parmi d’autres de la lutte au profit de la seule réalité qui représente le Bien : le prolétariat mondial.


La Russie soviétique et la guerre mondiale