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Quand les pays émergents s'imposent sur la scène internationale (entretien)

juin 2012

#Divers

La crise financière a accéléré le processus de rééquilibrage des pouvoirs au niveau mondial. Quelles conséquences cela a-t-il sur la gouvernance internationale ? Les pays émergents sont-ils prêts à prendre leurs responsabilités, et comment l’Occident réagit-il à l’érosion de son pouvoir d’influence ?

Esprit – La coopération internationale est souvent perçue comme inefficace, comme en témoigne le surnom du G20, rebaptisé « G vain ». Comment expliquer le scepticisme qui affecte aujourd’hui ces efforts de négociations multilatérales ?

Pascal Lamy – C’est un vrai paradoxe. La crise a rappelé, sinon révélé, les interdépendances structurelles qui lient aujourd’hui les différents pays du monde. Cependant, construire un accord international requiert beaucoup d’énergie de la part des dirigeants politiques. Or, en temps de crise, celle-ci est presque complètement absorbée par le niveau national. La situation de crise, en outre, érode la légitimité : plus la crise s’aggrave, plus l’autorité des dirigeants est affectée, moins ils sont aptes à des compromis internationaux, donc plus il est difficile de coopérer davanta

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Pascal Lamy

Haut fonctionnaire et homme politique français, Pascal Lamy a été commissaire européen en charge du commercial international de 1999 à 2004 puis directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) de 2005 à 2013. Il est aujourd'hui président éméritus de l'Institut Jacques Delors. Il a notamment publié Où va le monde ? (Odile Jacob, 2017) avec Nicole Gnesotto et Quand la France...

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