La santé au service de l’environnement
Et inversement
Après la médecine sociale dans la ville industrielle du xixe siècle et l’argument sanitaire contre les pollutions chimiques du xxe siècle, le secteur de la santé est de nouveau appelé à jouer un rôle moteur en faveur de l’environnement.
L’alerte environnementale, la conscientisation écologique et ce qu’elles réclament de transformations radicales sont régulièrement présentées comme une régression, une marche à rebours des principes et des matérialisations physiques ou imaginées du développement humain. À leur encontre, il est dit qu’elles agitent les drapeaux de la culpabilisation, du catastrophisme et surtout de la contestation du progrès et de ses totems, au premier rang desquels figurent les innovations techniques et technologiques, le confort et, bien sûr, la médecine moderne.
Dans une société témoin de l’allongement à ce point spectaculaire de la durée de vie humaine qu’elle rêve éternelle1 ou encore de l’éradication totale de fléaux sanitaires tels que la variole, la sonnette d’alarme écologique tirée par la communauté scientifique pénètre encore trop peu la conscience individuelle. Et pourtant, c’est bien de santé planétaire dont il est question désormais et ce que l’Organisation mondiale de la santé qualifie de « défi du siècle2 » n’est autre que le maintien des conditions d’existence.
Il est proposé ici de montrer que loin de s’opposer à l’écologie, la quête historique du bien-être et de la santé est depuis plus de deux siècles non seulement un levier stratégique pour relever les défis environnementaux contemporains, mais également et surtout un moteur essentiel des mutations écologiques. Il est à ce titre peu étonnant que la COP28, organisée à Dubaï en 2023, ait dédié une journée entière à cette relation d’interdépendance3.
La médecine sociale, rempart aux dérives environnementales de l’industrialisation galopante
Le xixe siècle est marqué, en Occident, par un double phénomène d’urbanisation et d’industrialisation accélérées, conséquences directes des progrès techniques et agricoles entamés au siècle précédent. Si, jusqu’alors, presque 20 % de l’humanité vivait de la chasse, de la pêche et de la cueillette, l’émigration rurale de travailleurs agricoles fait grossir la population des villes européennes de 20 millions d’habitants en 1800 à 260 millions d’individus en 1850. Sur les plans social et sanitaire, l’urbanisation excessive, caractérisée par l’insalubrité et la promiscuité générales, favorise l’apparition de fléaux sanitaires tels que les épidémies de choléra et de tuberculose, accentuées par l’indigence générale. Ces phénomènes deviennent les symptômes visibles d’une croissance industrielle délétère et non régulée. Au gré des vagues épidémiques de choléra successives, la France perd ainsi environ 100 000 personnes en 1832, autant en 1849 et 150 000 lors de l’épisode le plus violent en 1854. À mesure que la ville industrielle se développe, une véritable angoisse urbaine émerge : la densité, l’enchevêtrement des populations et des bâtiments alimentent une inquiétude politico-sanitaire croissante. Se cristallise une peur de la cité et des foules. En parallèle, les réflexions en matière de santé publique évoluent considérablement, autour de ce que Michel Foucault appelle la « médecine sociale urbaine » et la « médecine sociale de la force de travail »4.
En effet, tandis que l’industrialisation s’ancre durablement dans le paysage socio-économique européen, la concentration démographique et géographique favorise l’émergence de nouvelles classes sociales, parmi lesquelles le prolétariat. Le travail industriel et manufacturier requiert une main-d’œuvre apte et en bonne santé, suscitant une attention croissante des pouvoirs publics et de la classe bourgeoise. Dans ce contexte mêlé de méfiance et d’intérêt, les enjeux de préservation de la santé ouvrière s’immiscent peu à peu au sein des impératifs d’hygiène et de salubrité publiques : « Apparaît au xixe siècle, et surtout en Angleterre, une médecine qui consistait principalement en un contrôle de la santé et du corps des classes nécessiteuses, pour qu’elles soient plus aptes au travail5. » C’est dans ce contexte sanitaire, environnemental et social dégradé que la santé publique devient un levier de régulation indirecte des dégradations environnementales liées à la croissance urbaine.
À compter de la seconde moitié du xixe siècle, l’Occident se fait en effet le théâtre d’un foisonnement politique et urbanistique visant à protéger la nature, au nom de la bonne santé physique et morale. Ainsi, en France, sous la Restauration puis la monarchie de Juillet, les débats parlementaires autour des déboisements mettent en tension les intérêts économiques et les préoccupations sanitaires émergentes. On attribue aux massifs forestiers la capacité de purifier l’air en absorbant les gaz délétères, perçus comme des vecteurs de maladies. C’est dans ce contexte que s’inscrit la loi du 28 juillet 1860, encadrant les opérations de reboisement et s’essayant à concilier l’expansion agricole et l’amélioration de la salubrité des territoires. Devant l’aporie posée par la concentration démographique au sein des villes, les enjeux sanitaires favorisent par ailleurs l’adoption de mesures de rationalisation du développement urbain et de prévention des dommages environnementaux collatéraux. L’hygiénisme s’emploie ainsi à mettre un terme aux pratiques incontrôlées et historiques de « mise en décharge » ou déversement des déchets dans l’environnement. Les fosses et voiries insalubres laissent ainsi place au tout-à-l’égout à Londres, en réaction à l’épisode de la « Grande Puanteur », ainsi qu’à Paris, sous l’égide du baron Haussmann.
Sur le plan individuel, les politiques dites de « médecine sociale de la force de travail » analysées par Foucault ne sont pas moins épargnées par cette dynamique. C’est le temps des initiatives dites de « mise au vert » visant à prévenir les maladies, rasséréner et renforcer le corps social. Idée légitimée sous la plume d’intellectuels naturalistes, la nature devient objet d’analyse et d’étude par l’entremise de la botanique ou de la biologie naissante mais surtout de désir, en raison de ses bienfaits projetés sur l’homme et sa santé. Dans Walden, Henry David Thoreau restitue ainsi les enseignements tirés de ses deux années passées en autarcie en forêt, parmi lesquels plusieurs préceptes sanitaires, comme la nécessité d’un contact fréquent avec la nature ou encore le rejet des aliments transformés industriellement. Il écrit notamment : « L’innocence et la générosité indescriptibles de la Nature – du soleil et du vent et de la pluie, de l’été et l’hiver –, quelle santé, quelle allégresse, elles nous apportent à jamais6 ! » L’urbanisme intègre ainsi la nature au cœur de la ville, les centres urbains se dotent de lavoirs, de fontaines mais aussi de grands parcs publics. John Muir, l’un des principaux artisans du mouvement des parcs nationaux, écrira en ce sens en 1898 : « Des milliers de citoyens fatigués, énervés ou trop civilisés commencent à réaliser que partir à la montagne, c’est rentrer à la maison, que l’étendue sauvage est une nécessité et que les parcs et réserves sont source de vie. » À l’échelle des pratiques, ce phénomène se matérialise par un regain d’intérêt notable pour le thermalisme, l’essor des sanatoriums ou encore la création des premières colonies de vacances, destinées au soin des enfants issus des quartiers pauvres de Zurich. Cette redécouverte des vertus sanitaires de la nature participe ainsi d’un tournant médico-environnemental, où la préservation de l’environnement devient un levier central de santé publique face aux déséquilibres de la modernité industrielle.
Ainsi, la santé publique oppose une première forme de résistance aux déséquilibres engendrés par l’industrialisation, érigeant durablement la nature en pilier du bien-être et de la prévention. Tout au long du xixe siècle, le socle de croyances construit autour des relations nature-santé semble renouer avec la pensée hippocratique puis humaniste de la fin du xvie siècle7. La réhabilitation et la protection de l’environnement deviennent par ailleurs des enjeux stratégiques pour la vitalité économique et la stabilité sociale. Au tournant du siècle et des promesses annoncées, ce socle se fait plus politique et l’argument sanitaire se transforme progressivement en exigence écologique.
La performativité politique de la santé au xxe siècle, levier de l’écologie naissante
Corollaire de la modernité, le xxe siècle se caractérise par une confiance profonde dans la technologie et ses perfectionnements, consolidée jusqu’aux années 1960 sous le prisme du progrès et à travers les mythes du changement et de l’adaptation. Il est une période d’espoir et de réponse aux fléaux historiques de l’humanité, à l’instar des maladies, de la famine ou encore de l’indigence généralisée.
La première partie du siècle se structure ainsi autour des deux secteurs innovants que sont l’agriculture intensive et l’industrie pharmaceutique. Dans le domaine agricole, la « révolution verte » engagée dès les années 1940 repose sur la mécanisation des cultures ainsi que l’usage massif d’engrais azotés et de pesticides. En parallèle, la découverte des antibiotiques comme la pénicilline, les campagnes de vaccination contre la tuberculose ou la poliomyélite et les progrès de l’hygiène hospitalière laissent présager une société délivrée des virus et des épidémies. L’industrie pétrochimique, en plein essor dès l’entre-deux-guerres, façonne quant à elle un monde plus mobile, rapide et connecté : les plastiques, les carburants fossiles ou les solvants révolutionnent la production, les usages domestiques et les transports. Enfin, l’électrification des territoires, les débuts de l’informatique, les appareils ménagers et la conquête spatiale nourrissent un imaginaire collectif de maîtrise de la nature, de confort généralisé et de dépassement de la condition humaine.
Au cœur de cette ère marquée par le poids du libéralisme, les voix contestataires trouvent peu d’écho politique. Bien que documentés, les effets néfastes sur l’homme et l’environnement des pollutions chimiques ne se voient pas oblitérés par la création de procédés de régulation viables. Particulièrement investis dans l’effort massif d’industrialisation, les États modernes ne semblent pas prendre immédiatement la mesure de l’ampleur croissante des émissions polluantes et des impacts sanitaires d’une exposition prolongée. Ainsi, le cadre scientifique et normatif du xxe siècle souffre de carences notables en la matière et seules quelques initiatives datant de l’ère napoléonienne demeurent8. En parallèle, le recours aux indemnisations financières se généralise parmi les industriels, leur permettant de contourner les démarches contentieuses.
Ce n’est réellement qu’au cours de la seconde moitié du siècle, à l’issue de deux conflits mondiaux et du constat des ravages de la puissance chimique et nucléaire, que la confiance collective présente ses premiers signes de fêlure. D’importants scandales et des catastrophes environnementales et sanitaires ponctuent l’actualité progressiste et entachent successivement le récit libéral prometteur ambiant. L’épisode de la rivière Love Canal aux États-Unis marque ainsi durablement les esprits et nourrit une contestation saine face aux pratiques illégales de déversement et d’enfouissement de déchets industriels toxiques9. En Europe, les conséquences sanitaires du scandale de Seveso sont lourdes, quatre cents hectares contaminés et presque deux cents cas de chloracné recensés, principalement parmi la population infantile. Hans Jonas résume cette période ainsi : « Le Prométhée définitivement déchaîné, auquel la science confère des forces jamais encore connues et l’économie son impulsion effrénée, réclame une éthique qui, par des entraves librement consenties, empêche le pouvoir de l’homme de devenir une malédiction pour lui10. »
Dans ce contexte, le prisme sanitaire sert à nouveau de boussole et de levier d’Archimède à la consolidation d’une pensée scientifique et politique critique. Il se niche notamment au cœur de celle formulée par Rachel Carson dans son célèbre Printemps silencieux. À travers le cas d’usage du DDT, insecticide massivement commercialisé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la thèse de l’autrice est percutante : en cherchant à contrôler la nature par la chimie, l’homme met en péril sa propre santé, celle des animaux et des écosystèmes entiers. « Nous avons laissé employer ces produits chimiques sans s’interroger outre mesure sur leurs effets sur le sol, sur l’eau, les animaux et les plantes sauvages, sur l’homme lui-même. Les générations à venir nous reprocheront probablement de ne pas nous être souciés davantage du sort futur du monde naturel, duquel dépend toute vie11. »
La société de consommation découvre ainsi que sa quête de confort matériel s’accompagne de dérèglements profonds, capables de compromettre les conditions mêmes de la vie sur Terre. Plus radicale encore qu’au siècle précédent, la dénonciation des effets délétères de la modernité à travers le prisme sanitaire s’inscrit en rempart des comportements autodestructeurs de l’homme. Ainsi, Herbert Marcuse, dans Éros et civilisation puis L’Homme unidimensionnel, transpose la dialectique freudienne de la pulsion de mort à l’échelle des sociétés modernes12. Selon lui, la recherche illimitée de croissance, de productivité et de domination technologique sur la nature ne relève pas uniquement d’un projet rationnel d’émancipation mais traduit une forme d’aliénation, un déséquilibre pathologique fondamental. La surexposition aux substances toxiques, le stress chronique lié aux rythmes productivistes et la dégradation des milieux de vie sont autant de symptômes d’une société qui, sous couvert de progrès, compromet les conditions mêmes d’une vie saine. Dès lors, le discours écologique qui se développe devient un plaidoyer pour un modèle de développement fondé sur la préservation des équilibres vitaux, une tentative de réconcilier les dynamiques sociales avec les exigences fondamentales de la vie humaine. C’est ce que modélisera, en 1972, le Club de Rome dans son célèbre Rapport sur les limites de la croissance, qui ouvre la voie à l’écologie politique moderne13.
L’argument sanitaire dote ainsi l’écologie naissante d’une puissance argumentative et d’une légitimité scientifique et morale nouvelles. Il accélère la structuration des premières campagnes contre les pesticides et la généralisation du principe de précaution, et impose progressivement les notions de risque et de santé environnementaux ou encore d’exposome. Cette performativité politique du risque sanitaire constitue le socle sur lequel se bâtira, au xxie siècle, une écologie de la prévention, de l’alerte et de la responsabilité, traduisible en normes, en régulations et en mobilisations citoyennes.
La santé au secours de l’écologie
À l’aube du xxie siècle, l’écologie politique et scientifique acquiert une légitimité institutionnelle incontestable. La création du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la régularité des Conférences des parties (COP) et la signature d’accords internationaux ambitieux, tout comme la reconnaissance des grands modèles climatologiques et l’essor de disciplines médicales, telles que la santé environnementale, attestent de son enracinement dans les sphères savantes et décisionnelles. Les trois dernières décennies voient par ailleurs s’élever de manière inédite le niveau de preuve scientifique visant à éclairer sur les causes et les conséquences du changement climatique ainsi qu’à guider l’action publique. Un lexique nouveau s’impose peu à peu dans les grilles de lecture contemporaines : il est désormais question d’Anthropocène, de gaz à effet de serre, de décarbonation, de décroissance, d’effondrement des écosystèmes ou encore de transformation écologique.
Cependant, cette écologie demeure fragile dans ses effets et ses réceptions. Contestée par le climato-scepticisme, tiraillée par les arbitrages économiques et souvent perçue comme l’apanage des élites ou des jeunes générations, elle peine à mobiliser l’ensemble de la société, notamment les classes populaires. Parmi les principaux écueils, l’omission des inégalités sociales dans la conception des politiques climatiques engendre un risque double, à la fois éthique et pragmatique, en compromettant leur légitimité et leur acceptabilité. En France, le mouvement des Gilets jaunes rassemble ainsi plusieurs centaines de milliers de personnes en 2018, protestant contre l’augmentation du prix des carburants automobiles, issue de la hausse de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques. Dans son rapport spécial publié cette même année, l’Organisation mondiale de la santé estime, quant à elle, qu’environ 23 % des décès mondiaux sont attribuables à des facteurs environnementaux modifiables. Selon le Forum économique mondial, d’ici 2050, le changement climatique pourrait entraîner 14, 5 millions de décès supplémentaires et des pertes économiques mondiales estimées à 12 500 milliards de dollars. À l’horizon 2100, des métropoles comme Marseille feront face à une convergence de vulnérabilités majeures : élévation du niveau de la mer, hausse significative des températures jusqu’à atteindre le climat actuel de Séville, intensification des épisodes de pollution atmosphérique, le tout dans un contexte de forte précarité sociale. En miroir de réticences légitimes, c’est bel et bien du maintien des conditions d’existence dont il est question.
Représentant près de 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, le secteur de la santé est de nouveau appelé à jouer un rôle moteur en faveur de l’environnement.
Représentant enfin à lui seul près de 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, le secteur de la santé est ainsi de nouveau appelé à jouer un rôle moteur en faveur de l’environnement. Il lui revient de diminuer l’empreinte environnementale de ses activités, de renforcer sa capacité d’adaptation face aux bouleversements climatiques à venir et, surtout, de mobiliser sa légitimité et sa force de plaidoyer. Le modèle curatif dominant, particulièrement consommateur de ressources, voit ainsi s’imposer la nécessité d’une pratique plus sobre, écoconçue et centrée sur la prévention.
Les crises sanitaires récentes ainsi que les catastrophes environnementales à venir appellent, quant à elles, à poser un regard introspectif sur la vulnérabilité des infrastructures de santé et des modalités de répartition de l’offre de soins. Alors que la moitié de la population mondiale ne dispose pas d’un accès aux soins de santé essentiels, les enjeux de rénovation du bâti, de développement des structures de proximité et de la prévention primaire relèvent de l’évidence.
Enfin, la santé ne peut ignorer sa force de plaidoyer et sa puissance performative historique. Dans leur étude relative à la compréhension des impacts sanitaires du changement climatique par la population américaine, Edward W. Maibach et son collectif soulignent à la fois une sensibilité, une captation et une mémorisation plus importantes des informations en la matière lorsqu’elles sont dispensées par des professionnels de santé, notamment de soins primaires. Le groupe de scientifiques justifie cette donnée par le haut degré de confiance dans la figure médico-soignante et par la compétence particulière et traditionnelle de ces professionnels à traduire des problèmes et des enjeux complexes pour la santé14.
Les professionnels de santé s’inscrivent par ailleurs en témoins privilégiés des modes de vie de la population et sont à ce titre de puissants canaux d’information et de mobilisation environnementale. Selon la littérature, mettre en avant les bénéfices pour la santé afin de promouvoir des comportements domestiques favorables au climat, relation communément appelée « co-bénéfices en santé », présente en effet trois avantages majeurs : ces bénéfices concernent directement l’individu, ce sont des « biens privés » plutôt que publics, leur existence et leur ampleur sont solidement documentées et enfin l’idée d’un mode de vie sain est bien ancrée dans le discours public, beaucoup plus que celle d’un mode de vie écologique15. En ce sens, la littérature confirme que la présentation des co-bénéfices sanitaires est un puissant moteur de changement de pratiques en faveur du climat et file la relation d’indépendance historique d’une santé au service de l’environnement – et inversement.
- 1. Mark Bridge, « La quête de la jeunesse éternelle de la Silicon Valley » [en ligne], L’Écho, 19 septembre 2018.
- 2. COP24 Special Report: Health and Climate Change [en ligne], Organisation mondiale de la santé, 2018.
- 3. « COP28 à Dubaï : un moment décisif pour le climat et la santé » [en ligne], Ministère de la Santé, 4 décembre 2023.
- 4. Michel Foucault, « La naissance de la médecine sociale » [1974], Dits et Écrits, vol. II, 1976-1988, éd. sous la dir. de Daniel Defert et François Ewald avec la collaboration de Jacques Lagrange, Paris, Gallimard, coll. « Quarto », 2001, p. 207-228.
- 5. Ibid., p. 227.
- 6. Henry David Thoreau, Walden ou La vie dans les bois [1854], trad. Louis Fabulet, Paris, Gallimard, coll. « L’Imaginaire », 1990.
- 7. Jean Bodin, dans sa Méthode pour faciliter la connaissance de l’histoire [1566], appréhendait déjà la nature et le climat comme des déterminants essentiels des conditions d’existence des sociétés humaines.
- 8. Geneviève Massard-Guilbaud, Histoire de la pollution industrielle. France 1789-1914, Paris, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, coll. « En temps & lieux », 2010.
- 9. Michael H. Brown, “Love Canal and the Poisoning of America”, The Atlantic, décembre 1979.
- 10. Hans Jonas, Le Principe responsabilité. Une éthique pour la civilisation technologique [1979], trad. Jean Greisch, Paris, Flammarion, coll. « Champs essais », 2024, « Préface ».
- 11. Rachel Carson, Printemps silencieux [1962], introduction d’Al Gore, trad. Jean-François Gravrand et Baptiste Lanaspeze, Marseille, Wildproject, coll. « Domaine sauvage », 2009, p. 33.
- 12. Herbert Marcuse, Éros et civilisation. Contribution à Freud [1955], trad. Jean-Guy Nény et Boris Fraenkel, Paris, Éditions de Minuit, coll. « Arguments », 1963 ; puis L’Homme unidimensionnel. Études sur l’idéologie de la société industrielle [1964], trad. Monique Wittig et auteur, Paris, Éditions de Minuit, coll. « Arguments », 1968.
- 13. Janine Delaunay, Halte à la croissance ? Enquête sur le Club de Rome et Donella H. Meadows, Dennis L. Meadows, Jørgens Randers et William W. Behrens III, Rapport sur les limites de la croissance, trad. Jacques Delaunay, préface de Robert Lattès, Paris, Fayard, coll. « Écologie », 1972.
- 14. Edward W. Maibach et al., “Do Americans understand that global warming is harmful to human health? Evidence from a national survey”, Annals of Global Health, vol. 81, no 3, mai-juin 2015, p. 396-409.
- 15. Dorothee Amelung et al., “Human health as a motivator for climate change mitigation: Results from four European high-income countries”, Global Environmental Change, vol. 57, juillet 2019.