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Dire l’histoire à l’échelle du monde

Peut-on partager le même récit de l’histoire dans toutes les régions du globe ? En quoi, par exemple, peut-on dire que la seconde guerre était bien « mondiale » ? Au-delà du choix de termes partageables, il s’agit aussi de savoir si l’on peut fonder des normes à partir d’une histoire commune ou si les visions antagonistes nationales, culturelles ou régionales des événements du monde restent insurmontables.

L’Histoire mondiale existe-t-elle ? Peut-on produire le même récit pour tous, un récit « taille unique », des événements internationaux ? Une identité narrative est-elle concevable à l’échelle de la planète ? Depuis que l’humanité est en marche, au sens figuré et littéral, les différentes sociétés du globe terrestre ont été en contact ; de là découle une forme d’histoire du fait culturel, social ou économique, mondial. L’historien Robbie Robertson propose une analyse du développement d’une « conscience globale1 » qui remonterait aux premières civilisations connues. Implicitement, Robertson passe du constat d’une réalité globale à la perception collective de celle-ci : l’un n’engendre cependant pas toujours l’autre. P

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