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Opération « Ouverture »

Les coups portés aux socialistes et aux centristes exceptés, l’ouverture a d’abord été pensée pour rendre optimales les conditions de mise en œuvre du programme de réformes promis par Nicolas Sarkozy. Journaliste politique à Libération, l’auteur rappelle qu’il s’agit aussi de planter la scène du théâtre politique où pourra se jouer la fameuse « rupture ».

Où l’ouverture s’arrêtera-t-elle ? Après les offensives en série de l’été, maroquins et postes en commissions libéralement octroyés à des personnalités socialistes, et non des moindres, Nicolas Sarkozy ne semble guère disposé à abandonner une opération planifiée de longue date, mais dont il avait sans doute sous-estimé les bénéfices politiques. L’heure, jusqu’au prochain remaniement gouvernemental du moins, n’est plus au grand « mercato » ministériel, ce débauchage publicisé d’acteurs venus de l’autre bord, destiné à façonner l’image d’un président sans frontières politiques. Mais si la thématique de l’ouverture, en cette rentrée politique, ne semblait pas devoir constituer une priorité du gouvernement, elle a ressurgi avec une vigueur renouvelée.

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