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Santé mentale : quels choix politiques ? Entretien

mars/avril 2015

Les discours politiques autour de la santé mentale ont eu tendance à se focaliser ces dernières années sur la « dangerosité » des fous, ce qui a eu un impact sur les élus locaux. Comment améliorer leur collaboration avec un secteur psychiatrique qui demeure, malgré la sectorisation, coupé du reste de la société, et manque ainsi de visibilité, donc de porte-parole politiques ?

Esprit – Vous avez remis en décembre 2013 un rapport d’information sur la santé mentale et l’avenir de la psychiatrie dans lequel vous remarquez qu’entre 2000 et 2009, quinze rapports publics ont été consacrés à la psychiatrie (Cour des comptes, Inspection des affaires sociales, Sénat, Direction générale de la santé...). Cette récurrence montre que si le sujet n’est pas négligé, il existe néanmoins une forte inertie des comportements. Comment comprendre cette inertie ? Y a-t-il un manque de volonté politique sur le sujet ?

Denys Robiliard – La volonté politique découle d’abord de la demande sociale. Mais celle-ci est diffuse et n’exprime pas un message uniforme. La question concrète qui se pose aux élus locaux, et qui suscite leur inqu

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