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La France périphérique et marginalisée : les raisons du ressentiment (entretien)

Les dernières élections présidentielles ont fait émerger l’importance du vote FN dans les espaces « périurbains ». L’angle territorial permet-il à lui seul de comprendre ce vote, et ne faut-il pas l’associer aux questions économiques et sociales, voire sortir du « périurbain » pour parler, plus globalement, d’« espaces périphériques » (non métropolitains), dont les habitants ont de plus en plus l’impression de ne pas être « là où il faut » ?

Esprit – Le lien entre vote Front national et territoires périurbains a constitué l’une des « révélations » importantes de la dernière élection présidentielle. Il a même fait l’objet d’une analyse par Jacques Lévy, qui propose une corrélation entre le degré d’appartenance urbaine, le « gradient d’urbanité », dit-il, et ce vote1. On peut partir de cette hypothèse et essayer d’en expliciter les attendus, aux deux extrémités – le territoire et l’urbanité – de ce degré d’appartenance à l’urbain.

Pour autant que le territoire est du côté de l’approprié, du transmis, est-ce que cela n’entraîne pas un rapport au politique de l’ordre du subi, d’un ordre qui s’impose, d’une appartenance par l’ancrage des homm

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