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L'Enfant d'en haut, d'Ursula Meier

juin 2012

#Divers

Quand on aime le cinéma, c’est une satisfaction de voir les promesses d’un premier film devenir, dans un deuxième, des promesses tenues. Ainsi, à Naissance des pieuvres, de Céline Sciamma, qui, en 2007, exposait les comportements contradictoires et même parfois énigmatiques de très jeunes filles, a succédé, en 2011, Tomboy, film plus dépouillé, plus fort, sur une adolescente que les circonstances amènent à se faire passer pour un garçon pendant un été. De façon parallèle (et là aussi des personnages jeunes se heurtent à des problèmes), les promesses faites par Home, d’Ursula Meier, en 2008, se trouvent maintenant amplement confirmées par l’Enfant d’en haut.

Dès les premières images de ce nouveau film (le générique ne sera donné qu’à la fin), les mains d’un adolescent manipulent des vêtements et des objets de skieurs. La qualité des cadrages, la justesse des échanges visuels et sonores (la musique ne viendra que plus tard, et rarement), le rythme des plans successifs établissent dans l’écriture filmique un équivalent à ce que Delacroix, dans une lettre à Baudelaire, appelait « la partie musicale et arabesque » à laquelle devraient être sensibles ceux qui regardent un tableau. On ne s’étonne pas que, dans l’émission de M

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