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Photographie, film, destin. L'étrange affaire Angélica, de Manoel de Oliveira

mai 2011

#Divers

L’étrange affaire Angélica de Manoel de Oliveira

C’est la mort – ou la morte… Ô délice ! ô tourment !

Ce vers de Nerval, tendre et terrible, limpide et hermétique, peut servir de guide pour accéder au dernier film réalisé à ce jour par Manoel de Oliveira, L’étrange affaire Angélica. Il permet de placer d’abord sous le signe de la poésie toute réflexion analytique et critique consacrée à cette œuvre.

Au début du film, l’envoyé d’une riche famille, désireuse de fixer à jamais l’image d’une jeune femme qui vient de mourir, sollicite les services d’Isaac, jeune juif séfarade fixé à Porto, où il se livre à la passion absorbante de photographier changements et survivances dans le monde moderne. Il prend des photographies de la morte, paisible, gracieuse, entourée de fleurs, vêtue de la robe blanche qu’elle avait portée le jour de ses noces. À un moment, elle ouvre les yeux, lui sourit. Hallucination ? Réalité ? Dès lors la vie d’Isaac sera totalement bouleversée par une Chimère, pour reprendre le titre (ou le programme ?) de Nerval.

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