Notes de lecture

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Les Voies du peuple. Éléments d'une histoire conceptuelle, de Gérard Bras

Préface d'Étienne Balibar

La question du populisme préoccupe aujourd’hui tous ceux qui se soucient de la politique. On ne peut la clarifier sans se pencher sur le sens de la notion de peuple. Mais pour Gérard Bras, cela ne veut pas dire chercher à connaître l’essence du peuple ou à en faire un objet de sociologie. On ne peut comprendre cette notion qu’à travers les usages politiques qui en sont faits et les oppositions qui la mettent en scène. Elle doit donc être étudiée dans une histoire du concept de peuple, au sens où les situations historiques en créent des usages à chaque fois différents.

Gérard Bras sélectionne à cet effet les situations qui lui semblent les plus significatives pour éclairer le jeu du concept : l’œuvre de Rousseau, l’événement de la Révolution française, la philosophie de Hegel, les travaux de Michelet, les textes de De Gaulle, le contexte contemporain. À travers des études originales et fouillées, il construit et met en évidence une topique des usages de la notion, qui fait état de ses différents sens (dêmos, plebs, populus, peuple, populace, etc.), des genres de peuple (ethnique, national, politique, populaire, etc.) et surtout des oppositions qui déterminent ses sens divers.

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Amsterdam, 2018
368 p. 20 €

Hubert Faes

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Largement sous-estimée, l’œuvre de Claude Lefort porte pourtant une exigence de démocratie radicale, considère le totalitarisme comme une possibilité permanente de la modernité et élabore une politique de droits de l’homme social. Selon Justine Lacroix et Michaël Fœssel, qui coordonnent le dossier, ces aspects permettent de penser les inquiétudes démocratiques contemporaines. À lire aussi dans ce numéro : un droit à la vérité dans les sorties de conflit, Paul Virilio et l’architecture après le bunker, la religion civile en Chine, les voyages de Sergio Pitol, l’écologie de Debra Granik et le temps de l’exil selon Rithy Panh.