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Notes de lecture

Dans le même numéro

Des lumières sur le ciel de Bénédicte Chenu

juil./août 2019

#Divers

En France, 600 000 personnes souffrent de troubles psychotiques qui altèrent, plus ou moins gravement, leur perception. Cette pathologie, connue sous le nom de «  schizophrénie  », portera-t-elle demain un autre nom ? Plusieurs associations le souhaitent, en raison de l’imprécision du terme, car la maladie se manifeste très diversement et différentes écoles médicales s’opposent sur le diagnostic et les thérapies, mais surtout à cause du fort stigmate social qui lui est rattaché, comme le confirme une étude récente de la fondation Pierre Deniker. Ces mésusages nourrissent les confusions (avec les troubles de la personnalité en particulier) et les préjugés négatifs qui, par contre-coup, renforcent l’isolement, le déni et le tabou chez les malades et leurs proches. Mère d’un enfant diagnostiqué schizophrène à l’âge de dix-sept ans, Bénédicte Chenu a refusé de se plier à cette mort sociale et psychique. Membre fondatrice de ­l’association PromesseS et du portail d’information du collectif Schizophrénies, elle entend mettre ses propres mots sur cette histoire et donne, au passage, «  sa  » définition toute personnelle de la « maladie de Charles » : « Charles n’est pas fou. Il est un peu dans les étoiles. Si la réalité était un sol, disons que son esprit serait un avion qui décolle de temps en temps pour partir en exploration dans l’infini de l’univers. » Dédramatiser pour déstigmatiser

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !
Leduc.s éditions, (avec la collaboration de Camille Sayart), 2019
192 p. 17 €

Joël Hubrecht

Membre du comité de rédaction d'Esprit. Responsable de Programme (Justice pénale internationale / Justice transitionnelle) à l'Institut des hautes études sur la justice (IHEJ). Membre du Comité Syrie-Europe après Alep. Enseigner l'histoire et la prévention des génocides: peut-on prévenir les crimes contre l'humanité ? (Hachette, 2009). …

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Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Camille Riquier, fait l’hypothèse que le monde capitaliste a substitué l’argent à Dieu comme nouveau maître invisible. Parce que la soif de l’or oublie le sang des pauvres, la communauté de l’argent est fondée sur un abus de confiance. Les nouvelles monnaies changent-elles la donne ? Peut-on rendre l’argent visible et ainsi s’en rendre maître ?