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La chambre d’échos

Tout un vocabulaire est né autour du Brexit, une constellation de mots pour qualifier l’inqualifiable : la sortie d’un pays membre de l’Union européenne.

Cela fait trois mois que les journaux britanniques et européens annoncent en grande pompe l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Le deal.

Les deux mots sont utilisés en France, mais n’ont pas les mêmes connotations. Dans « accord », on entend le consensus, l’apaisement, l’assentiment à des conditions permettant de retrouver l’harmonie. Le deal semble déchoir dès qu’on le prononce : il émane du mot des relents de négociations d’arrière-cour, d’inévitables compromissions.

Tout un vocabulaire est né autour du Brexit, une constellation de mots pour qualifier l’inqualifiable, ce qui n’était jamais arrivé : la sortie d’un pays membre de l’Union européenne. L’invention parfaite, c’est le terme même de Brexit, hommage à la malléabilité et à la concision de la langue anglaise (« sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne »). Mais il y a aussi le backstop, les Brexiters (ou Brexiteers) et les Remainers, le no deal, le Brexodus (les départs de citoyens européens du Royaume-Uni suite au Brexit), le people’s vote (renvoyant au second

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