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Photo : Białowieżak, k, via Unsplash
Photo : Białowieżak, k, via Unsplash
Flux d'actualités

Des bisons et des hommes

Depuis l'été 2021, la forêt de Białowieża, dernière forêt vierge d'Europe, est traversée par de nombreux migrants clandestins qui tentent d'entrer en Union européenne. Leur sort met violemment en lumière les différences de traitement entre réfugiés à la frontière polono-biélorusse.

La Podlachie est le poumon vert de la Pologne. Il n'y a pas de grandes usines dans cette région. Les parcs, les forêts, les réserves naturelles, la faible densité de population et, de fait, l'absence de perspectives de développement économique d'une part rendent la région attractive, et de l'autre en dissuadent. La forêt de Białowieża est la dernière forêt vierge d'Europe, s'étendant des deux côtés de la frontière polono-biélorusse. La zone frontalière est principalement constituée de forêts et d'étangs. C'est un terrain impitoyable avec un sous-bois épais et des marécages où marcher quelques centaines de mètres peut prendre plusieurs heures. Il y a des chênes centenaires, des espèces d'oiseaux très rares, éteintes dans le reste de l'Europe. Et c'est aussi le seul endroit en Europe où les bisons vivent en liberté. Ils circulent librement entre la Pologne et la Biélorussie, même les vaches des environs les envient. Une d’elles venant d'une ferme près de Bialowieza a déserté le troupeau, choisissant de vivre en liberté avec les bisons. Ceux-ci l'ont adoptée et toute la presse l’a suivie pendant de longs mois, attendant une possible progéniture1. Les migrants clandestins, traversant la frontière polono-biélorusse, sont retrouvés dans la forêt non pas sous la lumière de caméras de reporters, mais de balises militaires, de lumières infrarouges et de lasers. La guerre, la pauvreté et le manque total de perspectives suffisent à les décider. D'un bout du monde à l'autre, ils viennent à nos portes. Aujourd’hui, ils se sont retrouvés en Pologne.

Un mur à travers la forêt

Depuis le mois d’août 2021, les réfugiés d'Irak, de Syrie, du Congo, du Nigeria, du Mali continuent à passer la frontière polono-biélorusse. Ils apprennent sur les réseaux sociaux qu'il est possible de se rendre « facilement et en toute sécurité » dans l'Union Européenne via la Biélorussie qui prévoit et garantit « l'arrivée légale dans sa capitale - Minsk, le transport jusqu'à la frontière, puis une marche facile de plusieurs kilomètres jusqu’à l'autre côté de la frontière, vers l’Union européenne sûre et amicale »2. La plupart de ces désespérés croient à cette information. Ils économisent, empruntent de l'argent, montent dans l’avion et après un court séjour à Minsk, ils se retrouvent dans la zone frontalière. Loukachenko attire ces gens dans un piège. Dans les camps frontaliers, les migrants sont battus, les gardes-frontières biélorusses volent souvent leur nourriture qu'ils vendent à d'autres migrants. Ils détruisent leurs téléphones afin qu'ils ne puissent demander de l’aide. Du côté polonais, le service des frontières les rejette systématiquement dans la forêt du côté biélorusse. Il n'épargne ni vieillards, ni enfants, ni femmes enceintes. Il y a ceux qui réussissent pourtant à franchir la frontière et finissent par être accueillis dans des centres de migrants. Quelques-uns, cachés dans des voitures sont emmenés par un coursier payé. Ils fuient via Białystok et Varsovie, vers l'Allemagne, vers l'Ouest. On ignore à quel point les conditions sont difficiles en Podlachie. Il y fait toujours plus frais, les nuits d'août sont déjà froides, l'hiver arrive beaucoup plus vite que dans d'autres régions de Pologne, et il y neige souvent. Il n'est naturel pour personne de passer la nuit dans la forêt, encore moins dans une forêt froide et inconnue, sans provision, sans eau et sans préparation. Pourtant en Podlachie, la frontière, même de plus en plus surveillée, reste le chemin le plus sûr vers l'Europe. On peut se noyer ici, mais dans un marécage ou dans une rivière ; pas comme en mer d’Égée où seize personnes se sont noyées au printemps, près des îles grecques, ou de la Manche où vingt-sept personnes sont décédées récemment. Le risque de franchir la bande boisée à l'Est de l'Europe reste néanmoins bien moindre que le risque de franchir les frontières maritimes. Mais les statistiques parlent d'elles-mêmes. En quatre mois, douze personnes sont officiellement décédées du côté polonais. On parle des cadavres dans les bois. Un forestier local des environs de Białowieża a trouvé des migrants morts. La forêt sent le cadavre.

Le bison, celui de la forêt primaire de Białowieża, n'est pas seulement la métaphore la plus complète de l'étranger, mais toute une constellation de métaphores de l'étrangeté et de la sauvagerie.

Au cœur de la forêt de Białowieża, le mur de 5, 5 mètres de haut s'étend sur 186 kilomètres de long. Il traverse des écosystèmes délicats, de la dernière forêt primaire, passant à l’intérieur du parc national de Białowieża, une zone couverte par le programme de protection de la flore et de la faune vouées à l'extinction. Des corridors créés entre les clôtures frontalières de la forêt sont devenus un piège mortel pour les animaux. Une vingtaine de bisons y sont enfermés. Ces bisons qui s’enfonçaient profondément à l’Est de la Pologne, traversaient généralement la frontière et atteignaient la clôture. Mais leur retour fut coupé par des fils barbelés et par le mur de tiges métalliques. Or la frontière entre la Pologne et la Biélorussie est l'un des principaux corridors pour la faune entre l'Europe de l'Est et l'Eurasie. Le parc cessera définitivement d’assurer la libre circulation des loups, des lynx, des cerfs, des ours bruns et des bisons.

Le bison, celui de la forêt primaire de Białowieża, n'est pas seulement la métaphore la plus complète de l'étranger, mais toute une constellation de métaphores de l'étrangeté et de la sauvagerie. Un animal sauvage comme le bison ne peut être attribué à aucune nation. Sauvage, il est avant tout « ouvert » tout comme les territoires qu'il habite. Se déplaçant librement d'un pays à l'autre, il est un symbole de liberté et de non-subordination. Même s'il se reproduit partiellement dans des réserves et que son milieu naturel diminue de jour en jour, il reste un gardien de notre être sauvage. Deleuze, nous encourage à « devenir un bison »3, un bison qui cherche ses herbes parmi les autres. Parce que l’herbe, et en particulier l’herbe de bison n’existe qu’entre les grands espaces non cultivés. Elle pousse entre les choses pour combler les vides et pour parfumer la fameuse vodka Zubrowka - à l’herbe de bison.

Le bison, dans son étrangeté lointaine, primaire et archaïque, est chez lui partout où il va. Tout aussi archaïques sont les sentiments qu’il évoque en nous, en particulier celui de sauvagerie. La sauvagerie est pourtant une figure historiquement importante pour comprendre l'étranger, les processus d'apprivoisement, d'absorption ou de rejet. La sauvagerie est le passé, un état d’avant l'histoire, avant la formation de « notre homme ». Le sauvage et toutes les idées qui lui sont associées constituent le sens de la culture. Le bison est comme un sauvage à côté de notre monde, au-delà de notre culture, en même temps qu’il détermine leur cohérence, la limite entre l'anormal et le normal, le chaos et ce qui est ordonné. Pourtant, sa digne sauvagerie, si je puis dire, nous fait l'admirer, presque comme l'éléphant dans le roman de Romain Gary. « Les chiens, ça suffit vraiment plus. Les gens se sentent drôlement seuls, ils ont besoin d’une autre compagnie : il leur faut quelque chose de plus grand, de plus costaud, qui puisse vraiment tenir le coup 4 » Non, les chiens ne suffisent plus, il faut au moins des bisons.

« Solidarnosc » - « goscinnosc »

« Solidarnosc » est le mot que tout le monde connaît. Son histoire a contribué au renversement du système communiste polonais dans les années 1980. De nos jours en Pologne, la solidarité fait à nouveau écho à un autre mot : « goscinność », l'hospitalité, dont il sera question ici. Il est composé de deux mots « gość » - qui veut dire invité et « inność » qui veut dire la différence. Dans ce seul mot, « Gościnność », existe déjà le dedans et le dehors. C’est une alliance parfaite, qui promet une rencontre avec celui qui est différent parce qu’il est invité. on retrouve cette idée d’altérité perpétuelle dans un mot grec, « xénos ». L’ennemi est l’invité, mais pas dans son acception univoque de xénophobie, qui sera traduite en latin par hostilité. La question est alors de savoir envers qui nous serons hostiles, ou hospitaliers.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février, plus de 4, 7 millions de réfugiés ukrainiens sont arrivés en Pologne, 2, 8 millions de personnes sont retournées dans leur patrie5.Inutile d'écrire sur les différences qui caractérisent les réfugiés sur la longue frontière polonaise de l’Est : langue, culture, religion, physionomie, traditions alimentaires, etc. Tous ces traits, face à ceux qui traversent notre frontière européenne commune, paraissent centraux. Certains nous sont plus proches, d'autres plus éloignés. Nous nous identifions à certains ethniquement, linguistiquement, religieusement, historiquement et politiquement, à d'autres moins. La responsabilité éthique envers ces deux groupes varie également, car notre éthique est avant tout liée au lieu où nous nous trouvons et au lieu qui identifie un étranger potentiel, son êthos (ἦθος). Les Ukrainiens et les Polonais ont une longue histoire commune et leurs cultures sont proches. Le refugié ukrainien n’est ni ami ni ennemi du groupe, mais un peu des deux ; réfugié de guerre, il s’installe parmi ses hôtes, mais il n'a pas l'intention de rester, il attend pour repartir. Compris ainsi, l'étranger n'est pas un homme marginal, un exclu et un indésirable. Il devient quelqu'un qui fait partie du groupe sans vraiment en faire partie, puisque, venu d'ailleurs, il n'en partage ni l'histoire ni la culture - mais il le pourrait - et puis il va probablement repartir. Il est liminal, à cheval sur deux territoires auxquels il n'appartient pas tout à fait. Il synthétise la proximité et l'éloignement dans une forme particulière d'interactions. La distance à l'intérieur des relations signifie que ce qui est proche est lointain, et l'étrangeté, que ce qui est lointain est proche. Cette structure chiasmatique de l’hospitalité explique certaines caractéristiques des interactions entre Polonais et migrants, ceux bloqués à la frontière bélarusse et ceux d’Ukraine. Beaucoup sont aussi réfugiés de guerre. Mais ce sont d’abord des étrangers immobilisés, arrêtés par le gouvernement polonais et par la politique européenne. Quand les autres bougent.

Un des modèles de l'invité en tant qu'autre est le Messie. Le Messie est inimaginable et transcendant, il est donc l'objet de l'espérance la plus profonde. Il est paradoxal de voir comment notre attente garantit l’impossibilité de son arrivée. Mais la crise migratoire nous invite peut-être à renoncer à la figure du Messie au profit de celle d'Ulysse, autre personne grâce auquel on peut tenter de définir le paradigme de l’hospitalité. Un philosophe polonais Cezary Wodzinski, qui a travaillé sur le concept de l’hospitalité, écrit qu’Ulysse est entre les deux - en transe - dans le mouvement entre quelqu'un et personne, entre personne et quelqu'un. Ulysse est quelqu'un d'insaisissable, de « passant ». Son chemin ne suppose pas de but, il est constamment en transition. « Ithaque n'est pas un port de destination, mais un désir intarissable de partir. Une invitation à être sur la route, malgré toutes les tentations qui vous attirent à s’installer. De se réaliser définitivement. Ithaque est donc sans fin ni début. Il n'y a donc pas de telos, et la vie est un voyage continu. C'est pourquoi Ulysse, l'infatigable vagabond, est un modèle permanent qui cherche l'hospitalité, qui ne peut se transformer en un être accompli qui cesse de chercher, de percer ou de poser des questions.6 » Il faudrait également rappeler une autre vision de l’hospitalité qui se situe à l’opposé de Wodzinski, celle de Lévinas. Elle affirme que l'altérité est ce qui nous amène à l'horizon du Bien. L'étranger n'est donc pas un abstrait « tout le monde et personne », comme semble le suggérer Wodziński, mais une personne concrète, nommée, irréductible, faite de chair et de sang. L’Autre, selon Lévinas, pose une frontière, une ligne claire. L'Ulysse qui est en transit permanent, que nous suivons dans le livre de Wodziński, l'invalide systématiquement. Pour Levinas, l'hospitalité est infinie et inconditionnelle, elle s’apparente à l’éthique même, elle est le principe de l'éthique. De la vision de Wodzinski découle, au contraire, une extension de la notion d'étranger qui résonne aujourd’hui davantage. Une vision extensive selon laquelle le statut d'étranger, dépassant alors les catégories mentionnées, devient le statut de nombreux personnes isolées, arrêtées, abandonnées dans le monde. Ces visions de l’hospitalité nous permettent peut-être de parler d'hospitalité là où il n'y a pas d'hôte sur le chemin qu’on emprunte. Chez qui pourra-t-on enfin se sentir chez soi ? En d'autres termes, l'espoir d'un homme n'est-il pas l’espoir d’un autre ? L’espoir d’un chez soi inatteignable ? L’espoir qui accompagne le désir d’avancer de Moise, d’Ulysse qui est « personne », et dès lors chacun ?

À l'heure où la guerre en Ukraine marque la fin d'une époque, la crise à la frontière polono-biélorusse peut paraître anodine. Quelle est l’importance de la frontière qu'environ quarante mille personnes7 tentent de franchie en dix mois, face à l'ampleur de la guerre ? Notre culture humaniste fourmille de nombreuses idées nobles et universelles telles que la charité, l'hospitalité, la solidarité, la tolérance et les droits de l’homme. Mais sont-ils vraiment universels ? Il faut les regarder avec les yeux des étrangers pour voir que l'humanisme a un revers sombre. D’une part, il est nécessaire de développer à long terme une critique profonde et radicale contre les structures et les institutions qui rendent l’hospitalité presque impossible. D’autre part, on se doit de trouver tout moyen pour limiter l’hostilité et la peur envers l’autre qui vient, mais aussi notre propre pouvoir sur notre propre chez-soi. L’effacement de toute limite effacerait le seuil qui lie l’un à l’autre, et fonde ainsi la relation de responsabilité. Le seuil, la porte de la maison, est ainsi la scène sur laquelle se déroule le « drame » de la réaction à la voix de l’autre, celle de l’hospitalité et de la solidarité. Au lieu d’exclure toute limite - idée utopiste et anarchiste, cette action qui pourrait faire disparaître la notion même de l’hospitalité, il faut réfléchir au pouvoir sur notre chez soi pour que l’étranger puisse venir, et, plus particulièrement, quand il vient sans y être invité. Pour que le traitement différencié des migrants ukrainiens et ceux du reste du monde ne soit pas une terrible erreur de l’Europe.

La honte qui nous manque.

En français l’animal est masculin, alors qu’en polonais il est du genre neutre. Cela facilite la perception qu’on a de lui, du point de vue d'un tiers, d’un point de vue de nulle part, d’un point de vue transitoire justement. Un animal est quelque chose entre un objet et un extraterrestre. Il ne peut prétendre à être « l’autre » de Lévinas, car il n'a pas de visage. L’animal connaît cependant une frontière, la limite à travers laquelle l'Homme se renforce. Un animal n'est pas un individu, mais c’est avec lui, devant et dans ses yeux qu’Ulysse arrivant à Ithaque retrouve et confirme son identité. C’est son chien Argos qui après vingt temps d’attente le renifle, et meurt. Il meurt littérairement de penser, quand flairer et penser ont la même racine, tracée par l’étymologie du mot grec noein (νοεῖν).8D’un autre côté, des rencontres avec les animaux, celle de Nietzsche avec un cheval à Turin, de Derrida avec son chat, ou de Gombrowicz avec une vache, peuvent provoquer en nous une honte. Le fait de regarder dans les yeux un chat nous prouve que les animaux ne se révèlent pas sous notre regard mais qu’ils nous rendent conscients d'un manque, d’une chose que les animaux n’éprouvent pas, à savoir la honte. Gombrowicz écrit : « Je marchais dans une allée d'eucalyptus lorsqu'une vache est sortie de derrière un arbre. Je me suis arrêté et nous nous sommes regardés dans les yeux. Sa vacherie a tellement surpris mon humanité - le moment où nos regards se sont croisés était si tendu - que j'ai eu peur de m'endormir dans mon espèce humaine. Un sentiment étrange et probablement pour la première fois que je l'ai vécu - cette honte humaine envers un animal9. » Ce qui manque dans notre regard aujourd’hui, c’est peut-être la honte justement. Si nous parlons de la honte humaine envers un animal, nous oublions la honte humaine envers un homme. Avant nous la honte de regarder les réfugiés, les étrangers, les exclus de notre monde ?

Les animaux sont parfois choyés et décorés10, mais la plupart sont enfermés dans des laboratoires, abattoirs, cirques et zoos. Là où ils ne sont pas dangereux pour nous. Où ils restent à leur place, et nous à la nôtre. L'animal est un « homo sacer », un « loup-garou », un « bouc émissaire », il peut être sacrifié car il peut être tué. On peut le tuer parce qu'il est quelque chose, pas quelqu'un ; esclave, juif, réfugié, noir. Frantz Fanon, écrivant sur la déshumanisation des colonisés, soutenait que les colonialistes ciblaient des « troupeaux d'animaux » et non des groupes de gens. Ainsi la langue du colonisateur se propageait. Quand un autre est réduit au rôle d'animal, tout devient possible et plus rien n'est interdit. L'expulsion de certains êtres du domaine de l'humain vers le domaine de l'animal renforce la position de l’homme parmi les siens afin d'exclure tout ce qui est inhumain de l'humanité. Désormais, il devient possible de justifier l'hypothèse d’une supériorité et la violence contre ceux qui ne sont pas humains. Dès lors, un pogrom devient possible. Un génocide devient possible. Pour empêcher, voire retarder le retour d’Auschwitz, comme disait jadis une philosophe française, Sarah Kofman, il nous faut peut-être de réapprendre des animaux à flairer, à penser, à être justes, fermes, et à être aux aguets.

 

  • 1. « Podlaska krowa, która dołączyła do stada żubrów, gwiazdą BBC », Polityka, 26 janvier 2018. https://www.polityka.pl/tygodnikpolityka/ludzieistyle/1735812, 1, podlaska-krowa-ktora-dolaczyla-do-stada-zubrow-gwiazda-bbc.read
  • 2. Szymon Opryszek, « Istanbul. A smuggler assures me: "It’s 100% guaranteed.” An OKO press reporter on the refugee trail », 7, 11, 2021, https://oko.press/istanbul-a-smuggler-assures-me-its-100-guaranteed/
  • 3. Gilles. Deleuze, Dialogues, avec Claire Parnet, Flammarion, 1977, p. 37
  • 4. Paraphrase du roman de Romain Gary, Les racines du ciel, Gallimard, 2020, p.331 « Non les chiens ne suffisent plus, il faut au moins des éléphants. »
  • 5. Selon L’agence des Nations Unies pour les réfugiés, https://www.unhcr.org/fr-fr/urgence-ukraine.html
  • 6. Cezary Wodziński, « Odys gość. Esej o gościnnośc », slowo/obraz terytoria, 2015
  • 7. Selon les chiffres des gardes-frontières polonais : https://www.strazgraniczna.pl/pl/aktualnosci/9689, Nielegalne-przekroczenia-granicy-z-Bialorusia-w-2021-r.html
  • 8. Pascal Quignard, Mourir de penser, Grasset, 2014. Cet acte de reconnaissance et de rencontre y est évoqué.
  • 9. Witold Gombrowicz, Dziennik, 1957-1961, Wydawnictwo Literackie (1958 III, )
  • 10. Patron, le petit chien renifleur de bombes et son maître, ont été décorés d'une médaille d'honneur par le président ukrainien Volodymyr Zelensky le 9 mai 2022.