Svetlana Alexievitch, le monde après l'apocalypse


Le prix Nobel de littérature récompense un écrivain qui travaille à partir d'entretiens, d'écoute, d'empathie. La lecture de ses récits documentaires s'apparente souvent à une éprevue totale, écrit Véronique Nahoum-Grappe : "Ce livre touche tellement de beauté et de laideur, que la psychologie est dépassée. La lecture de ce livre terrible est aussi un plaisir violent de lecture avide, ce qui oblige à poser la question assez répugnante du lien entre récit et catastrophe, lorsque l'horreur survenue à autrui fabrique le « beau texte »."