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Le chavisme sans Chavez

mai 2016

#Divers

Depuis la fin mars, une nappe de fumée et de poussière recouvre la ville de Caracas. L’immense nuage estompe chaque soir les contours de la capitale et rappelle aux passants des préoccupations communes. Car ce brouillard cendreux qu’on appelle la calima est la conséquence de longues périodes de sécheresse qui sont en partie à l’origine d’une crise énergétique sans précédent. Pour un caraqueño (habitant de Caracas), ce n’est que le début d’une série de pénuries : aux coupures fréquentes d’eau et d’électricité s’ajoutent les rayons vides des supermarchés et des pharmacies, et les prix exorbitants des produits commercialisés sur le marché noir. Par une ironie du sort, le ciel gris de Caracas s’accorde à la pensée de ses habitants qui étouffent, impuissants, face à un avenir peu prometteur.

La situation n’est pas nouvelle. Les pénuries de produits de base et les rationnements d’eau et d’électricité datent de 2013. Les files d’attente à perte de vue à l’entrée des commerces n’étonnent plus personne. Ce qui est nouveau, c’est la promesse (non ten

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