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La nouvelle privatisation des villes

mars/avril 2011

#Divers

Constatant l’ambiguïté de la notion de « public », qui renvoie en France à la fois à un type d’acteur (opérateur public), à un type de bien (relevant de l’intérêt général) et à un type d’accès, l’auteur se penche sur la force des acteurs privés dans la mise en forme des villes. Ce qui lui permet de saisir les changements profonds qui structurent les villes, qui affectent le rôle des élus territoriaux et qui permettent de réfléchir à la place impartie au « public » dans un univers où la privatisation prend le dessus.

Si la réforme territoriale participe d’une recomposition nécessaire des acteurs publics locaux, elle ne doit pas masquer le fait qu’une évolution significative qui touche à la ville se joue du côté des acteurs privés. Leurs nouvelles modalités d’intervention sont doublement intéressantes : d’une part, parce qu’elles sont révélatrices des changements plus profonds qui structurent les villes1, d’autre part, parce qu’elles interrogent clairement les habitudes de gouvernance, et donc justement le rôle des élus territoriaux.

Une privatisation « classique » qui se développe

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