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Les recompositions flottantes du croire

mars/avril 2007

L’analyse des enquêtes sur les valeurs et les croyances dessine un paysage très atomisé et individualisé des références à la religion.

Qu’apportent les enquêtes à la description du panorama religieux de l’Europe occidentale et à la compréhension des évolutions en cours des modes d’appartenance religieuse et de croyances1 ?

L’identité religieuse subjective, mesurée par une question sur le sentiment d’être religieux, non religieux ou athée, peut renvoyer à des types de pensée très différenciés, selon la conception que les individus ont du religieux. La polysémie du terme « religieux » ne rend cependant pas la question sans intérêt.

On repère d’abord dans le tableau 1 (page suivante) que peu d’Européens de l’Ouest se disent athées convaincus. L’opposition forte à l’idée de divinité et de religion reste donc rare, même en France – le pays qui a le plus été marqué par une tradition d’opposition aux religions. Le fait de se dire religieux est très souvent associé, d’après les réponse

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