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Dans le même numéro

Les médicaments de l'attention : les doutes d'un praticien

janvier 2014

#Divers

Les troubles de l’attention existent. Faut-il pour autant les résoudre en prescrivant des médicaments ? Il ne suffit pas de raisonner en termes de coûts et de bénéfices ; en consultation, les choses sont plus complexes. Le déficit d’attention peut être lié à un contexte familial, à un refus de la performance… Et il faut longuement réfléchir avant de prescrire et de transformer un enfant ou un adolescent en « malade psychiatrique ».

« La distraction est un problème psychiatrique à traiter par des médicaments. » Exprimée en ces termes, l’affirmation choque, révolte même. Voilà de l’eau apportée au moulin de ceux qui s’alarment d’une psychiatrisation tous azimuts de la société, avec, au passage, une banalisation inquiétante de la prescription des psychotropes. Et le problème n’est pas simplement théorique. Dans certains États d’Amérique du Nord, pour traiter un trouble dénommé « hyperactivité avec déficit de l’attention », plus de 10 % des garçons de dix ans prennent quotidiennement un médicament stimulant, proche structurellement d’une amphétamine1.

Comment en est-on arrivé là ? Comment se préparer, en France, à gérer ou à éviter une situation similaire ?

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