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La régulation, les États et la vie bonne

L’économie contemporaine, transnationale, déterritorialisée, s’émancipe de l’encadrement pensé au niveau national sous la forme de l’État-providence. Pour imaginer des régulations adaptées à la mondialisation, la relecture des classiques de l’économie politique permet de raviver la question de la finalité du vivre-ensemble, sous la forme de la vie bonne.

L’idée de régulation sociale, économique est quasiment absente des monuments théoriques constitués, depuis plus d’un siècle, par les économistes néoclassiques. À bien des égards, cette notion est « impensable » car elle ne saurait être que la conséquence du concept « d’équilibre général ». On connaît la remarque de Ronald Coase, ce prix Nobel d’économie, affirmant :

L’individu rationnel maximisant son utilité ressemble très peu à l’homme que l’on peut rencontrer dans l’autobus. Il n’y a aucune raison de présupposer que la plupart des individus sont occupés à maximiser quoi que ce soit, si ce n’est leur malheur, et cela même très imparfaitement1.

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