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Syriza et « Le destin de la Grèce moderne »

mars/avril 2015

La republication, sur le site de la revue Esprit, de l’article de Kostas Axelos, « Le destin de la Grèce moderne1 », nous donne l’occasion de relire un texte important qui, soixante ans après, nous aide encore à penser l’actualité grecque et les dangers qui la guettent d’une manière chronique.

Parmi les nombreuses idées contenues dans ce texte, dont nous ne saurions assez conseiller la lecture, nous en retiendrons ici une seule, l’affirmation, réitérée à plusieurs reprises, selon laquelle la Grèce moderne n’aurait jamais accédé à l’universel depuis la formation de l’État néohellénique (1828.) Le corollaire inévitable de cette particularité est sans doute l’« illusion majeure de la conscience » des Grecs modernes, illusion qu’ils ont nommée eux-mêmes hellénocentrisme. Elle se veut une « Grande Idée » qui n’est « ni grande ni idée » et se plaît à imaginer la Grèce « comme formant un centre » et « le monde comme sa périphérie ».

Persistance du nationalisme ?

La validité de cette affirmation éclaire judicieusement tous ceux, dont nous faisons partie, qui s’étaient réjouis à l’idée du chan

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