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Mohamed Merah, de l’Afghanistan à Toulouse

par

Esprit

Si l’on évoque souvent les contrecoups du terrain irakien sur la politique américaine, on s’interroge peu sur les échos intérieurs des opérations militaires françaises, notamment en Afghanistan. Or, les tueries de Montauban et Toulouse rappellent à un pays qui préfère souvent l’oublier que ses engagements militaires internationaux, surtout en terre d’islam, ont des conséquences nationales.

Reflet d’une carence de délibération politique à propos de l’engagement de nos forces armées (voir la Libye), un relatif silence entoure les morts de jeunes soldats français en Afghanistan : 83 militaires sont morts sur le terrain depuis 2001 (3 400 sont déployés, pour un retrait annoncé fin 2013). Les hommages prononcés lors des obsèques officielles ne sauraient masquer un silence collectif que les soldats ressentent comme un déni de leur engagement. Gêne devant une opération lointaine dont on saisit mal la nécessité et les implications ? Lassitude devant un engagement dont on ne voit pas le débouché ? Avec le retour de leur « offensive de printemps », les talibans rappellent leur capacité à déstabiliser le pays.

La vision d’un grand Moyen-Orient sécurisé, qui sous-tendait les interventions en Irak et en Afg

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