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L’Île-de-France est-elle un objet de gouvernance ?

octobre 2008

La petite révolution produite par la loi Chevènement de 1999 sur les établissements publics de coopération intercommunale (Epci) a-t-elle porté ses fruits ? Si l’Île-de-France découvre comme les autres régions les intercommunalités, la nature peu démocratique des nouvelles élites et l’empilement territorial actuel pèsent sur la manière de gouverner et sur les formes de participation citoyenne. Mais le malaise démocratique est loin d’être un privilège de l’Île-de-France, il est tout simplement hexagonal.

L’Île-de-France est la fille ainée de l’État, même si entre Paris et le pouvoir, la longue durée n’est pas une histoire d’amour sans nuages. Dès la fin des années 1950, l’État aménageur prend l’Île-de-France en main, d’abord dans une perspective issue du cri d’alarme de Jean-François Gravier1 (il s’agissait alors d’alléger le poids que l’Île-de-France était censé faire peser sur le pays), puis dans la perspective gaullienne visant à construire un « champion national ». Le moment Delouvrier est décisif, car il marque durablement l’espace et les esprits franciliens2. Dans l’espace, la combinaison des villes nouvelles et d�

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ESTÈBE Philippe

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