Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

La décentralisation ? Tous contre !

février 2015

#Divers

Il n’y a pas, en France, de véritable désir de décentralisation et les élus comme les notables s’accommodent d’une situation dans laquelle le pouvoir local continue à dépendre largement de l’État. Ce modèle est aujourd’hui en crise : l’État n’apparaît plus comme protecteur, ou plus suffisamment. Et ce sont les villes – les métropoles en particulier – qui émergent et revendiquent une plus grande autonomie politique.

Toutes les réformes territoriales qui ont eu lieu au cours des années 1970 dans les pays européens se sont appuyées sur deux principes : un premier principe consistant à privilégier un échelon sur les autres en lui conférant un pouvoir de type législatif ou réglementaire ; un second principe consistant à réduire drastiquement le nombre de communes en les fusionnant dans des entités plus larges, généralement dominées par les villes. En 1982, la France a fait le choix inverse : tous les échelons se sont vu attribuer le même degré d’autonomie (même s’ils n’ont pas reçu les mêmes « compétences »). Et le législateur a attribué cette autonomie à géographie constante, sans modifier le nombre et la taille des communes. Nous n’en finissons pas de payer ce parti pris initial, en proposant des solutions bricolées, aboutissant à une inflation territoriale, qui, comme le fait remarquer Jean-Marc

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !