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Positions – La crise de l’euro n’est pas finie

mai 2012

#Divers

La crise de l’euro ne fait plus la une des journaux autant que cet hiver. La campagne présidentielle a par ailleurs montré qu’il était tentant de vouloir l’oublier. Pourtant, rien n’est durablement résolu. Certes, des décisions « hétérodoxes » de grande ampleur ont été prises : un quart de la dette publique grecque a été annulé, ramenant cette dernière à 120 % du Pib. Un pas significatif mais insuffisant : tant que la Grèce continuera d’emprunter à l’Europe à un taux d’intérêt réel supérieur à sa croissance, sa dette publique continuera mécaniquement d’augmenter. La récession grecque étant aujourd’hui de l’ordre de – 6 % de Pib par an, la dette publique recommencera donc à grimper. Or la (non-)résolution du « cas grec » (dont le poids économique est pourtant inférieur au département des Hauts-de-Seine !) déterminera les chemins par lesquels les autres « cas » européens (irlandais, portugais, espagnol, italien...), autrement plus sérieux, seront traités. L’austérité conduit à une impasse : une fois la société hellène durablement appauvrie, Athènes n’aura plus aucune ressource pour « redécoller ». D’autres annulations massives de dette publique sont donc à prévoir dès aujourd’hui.

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