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L’espace public : entre privatisation et patrimonialisation

novembre 2012

#Divers

Les espaces publics urbains ont longtemps été sacrifiés à la primauté de la voiture et au zonage des villes. Leur revalorisation aujourd’hui, dans le contexte d’une aspiration au développement durable, ne peut se faire simplement par l’idéalisation de la marche et du piéton, elle nécessite une véritable volonté politique associant les échelles et les rythmes.

Les espaces publics urbains (Epu1) participent à présent en France et dans la plupart des villes européennes de l’émergence d’un discours politique en faveur de la réintroduction des modes doux de transport associée à l’idée d’une nécessaire revalorisation de la marche à pied. Les piétons et les Epu font ainsi l’objet d’une certaine attention de la part des municipalités soucieuses de s’inscrire dans la perspective du développement urbain durable (Dud) qui – parce qu’il exige la réduction de la production de gaz à effet de serre (Ges), de la pollution atmosphérique et la recherche de l’efficacité énergétique2 – autorise à prendre en compte la diversité des modes de transport dont la marche à pied. Mais travailler sur les Epu, une catégorie a priori spatiale, physique et matériell

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