Dans le même numéro

La banlieue, rêve américain ou espace en voie de disparition ?

mars/avril 2013

Aux États-Unis, la majorité des habitants vivent en banlieue, les suburbs, qui ne sont cependant pas hors de la ville ou tributaires d’elle, mais développent leurs propres formes de centralité et se diversifient sur le plan ethnique. On voit aussi émerger, au sein même du périurbain, des « lieux d’urbanité », des espaces piétons, qui dessinent une crise du mode de vie suburbain, mais aussi un effacement croissant de la distinction ville/banlieue/périurbain, qui semble en France si exacerbée.

L’analyse scientifique différencie et oppose l’urbain, le suburbain et le périurbain, et de ce fait met peu l’accent sur les relations et flux qui les connectent, en dehors probablement du champ de la mobilité. Cette classification, fondée sur des critères relevant de la structuration spatiale et morphologique ainsi que de l’appartenance sociale, s’avère moins opérante à l’heure où les enjeux sociaux, économiques et environnementaux se jouent à l’échelle métropolitaine. C’est du moins le postulat de cet article. Afin de souligner la pertinence des relations qu’entretiennent entre elles les trois figures du système métropolitain (urbain, suburbain et périurbain), nous proposons de faire un détour par le débat américain. Difficile de mene

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

GHORRA-GOBIN Cynthia

Dans le même numéro

Le vote protestataire, la maison individuelle et la voiture

Pourquoi devenir périurbain ? Toulouse, Lyon, Strasbourg…

La banlieue, entre rêve américain et mythe politique français

Réorganiser le territoire : le défi de la démocratie urbaine