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Prendre la représentation politique au sérieux

Cette comparaison avec les émeutes de Los Angeles, en 1965 et en 1992, et surtout leur traitement politique, font ressortir le rôle capital d’une représentation politique faisant émerger des responsables issus des quartiers mêmes où s’exprimait la violence. La demande de reconnaissance doit avoir des effets politiques.

L’analyse ne se propose pas ici de faire l’« anatomie » ou l’« étiologie » des violences urbaines de novembre 2005 pas plus qu’elle n’ambitionne de faire l’« inventaire » des différences et des ressemblances avec les riots américaines en mettant bien entendu l’accent sur le fait que nos violences n’ont pas entraîné de morts. Mais à partir d’une réflexion ancrée sur la dynamique urbaine d’une ville comme Los Angeles1 – qui a connu les émeutes de Watts en 1965 et celles de South Central en 1992 – d’imaginer quelques éléments de réponse à la crise urbaine en mettant l’accent sur la dimension symbolique de la vie politique et de l’impératif de retravailler sérieusement à une meilleure représentativité politique de certains groupes sociaux sans forcément prendre pour référence le « modèle » américain mais en faisant preuve

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GHORRA-GOBIN Cynthia

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