Photo : Abhay Vyas
Dans le même numéro

Quelle justice climatique ?

Sous couvert de social, certaines mesures fiscales et aides aux pays en voie de développement néglige l’équité entre les générations et ont des conséquences néfastes sur l’environnement.

Le développement durable repose sur un trépied économique, social et environnemental. Le social et l’environnemental peuvent converger, mais ils ne sont pas toujours alignés et sont même parfois antagonistes. En ces cas, il est bien naturel que le politique tranche. Néanmoins, c’est presque toujours le social qui l’emporte, même quand, dans les faits, le recul environnemental contient aussi un recul social. En outre, quand l’environnement intègre ou tente d’intégrer le social, il le fait de façon parfois contestable. Nous voudrions ici prendre quelques exemples de choix qui, au minimum, devraient faire l’objet de débats plus approfondis avant l’adoption des mesures.

L’environnement dominé par le social

Les politiques environnementales sont parfois accusées d’être antisociales ou « régressives ». De ce fait, leurs concepteurs prennent garde de prendre en compte, dès leur conception, l’équité sociale. En procédant de la sorte, ils brident leur inventivité et se privent d’un certain nombre d’instruments qui ne sont pas aussi inéquitables que l’on craint ou dont les effets régressifs peuvent être neutralisés. En

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Guillaume Sainteny

Haut fonctionnaire, il enseigne le développement durable à AgroParisTech et a publié le Climat qui cache la forêt (L’Echiquier, 2015).

Dans le même numéro

Devant la pression sur les ressources naturelles, le projet écologique est le seul qui fasse durablement monde. Ce dossier appelle à un approfondissement de la solidarité et souligne l’urgence d’une transformation de l’Etat, de nos sociétés, de nos concepts politiques et de nos imaginaires.